mardi 23 juillet 2013

Jour n°1 : Paris-Tokyo

Nous voilà à Tokyo depuis hier déjà.

Depuis hier, je me dis qu'il va falloir raconter comment on est arrivé ici, l'ensemble de décisions, de chance et de travail qui ont fait que nous partons à l'aventure aujourd'hui. Mais au fond je pense que ça se fera petit a petit, au fil du récit de nos aventures Nipones.

Je suis arrivé avant-hier chez Gaël avec un sac lourd que Gaël a entièrement refait et écrémé de tout ce qui n'était pas nécessaire d'emporter...

Les chemises en soie qu'il a achetées ne lui vont pas, a moi non plus d'ailleurs, alors on va rendre une visite avant départ à Fabienne, en "asile climatique" chez Vivi, du côté de la mairie du 3ème. C'est la pleine lune, et là François est en train de me dire qu'on en revira au moins une, voire deux au Japon.

Chaleur écrasante avant l'orage le jour du départ, il y a encore une foule de choses à faire, déménager des planches à la cave de chez Gaël, aller chercher ma nouvelle carte bleue, découper les cartes de visite...

François Gaël et moi, on mange une bonne Pizza avant de partir pour Charles de Gaulles.

Je repense au jour ou Philippe nous a annoncés que notre dossier avait été sélectionne par le festival d'Hakodate, un soir après une répétition ! On avait travaillé dur pour boucler le dossier, on y avait fait un petit DVD, ça nous avait pris un week-end entier, dans le stress pour pouvoir envoyer tout à temps. Mais ça avait payé ! Restait à mettre en place le projet autours du festival et a trouver les moyens de le financer. C'est ce que nous avons fait tout au long de cette année.

On embarque pour Vienne, Gaël a les poches pleines de Michocos qui me rappellent mon enfance.





À Vienne, on prend le bus pour se rendre chez Julie, Sophie Clémens et Harald, en plein centre de Vienne.

Lorsque François a appelé Julie et lui a demandé s'il faisait chaud elle lui a répondu qu'il faisait très chaud et qu'il pouvait venir en slip. On prend au pied de la lettre et on débarque quasi à poil !!!

On passe la soirée sympathiquement avec Julie et Sophie. Julie nous a préparés des pâtes qu'on mange en buvant du bon vin autrichien.

La nuit, on fait une grande ballade dans le cœur de Vienne, avec François pour guide.








Le lendemain, on retrouve Philippe et Rachel à l'aéroport, ça y est, on part pour Tokyo ! Gaël préfère manger quelque chose avant de partir, car il croit qu'on n'aura pas de repas durant le vol, j'ai beau lui dire que probablement, on aura quelque chose, il ne me croit pas ...

Effectivement a peine l'avion décollé, on à droit a un déjeuné frugal poisson et riz.

On survole l'Europe, la Russie et quand on est au-dessus de la Chine, le soleil se lève très rouge sur les nuages, l'image est très belle et on se retrouve près des hublots a discuter avec de vielles dame Japonaise.








Le vol dure une dizaine d'heures, a l'atterrissage, je n'arrête pas de bailler pour déboucher mes oreilles. On atterrit dans d'épais nuages et on ne verra le sol qu'à quelques mètres d'atterrir.

Grâce à Philippe, on trouve rapidement le bus qui nous amènera à Taito où nous logeons, près de Yomisé Dori. Dans le bus, je teste mon japonais en discutant avec une guitariste à qui j'ai demandé où on était sur le plan complexe du métro Tokyoïte. On traverse Tokyo comme une forêt de maison aux tailles disposition et style chaotique, mais d'ensemble harmonieux.

Yomisé Dori est une très belle rue piétonne bordée de petit commerce, il y a vraiment une belle ambiance populaire. 



On retrouve le petit temple rouge repéré la veille sur Google Street, on prend la rue en face et on cherche la maison de Fionna. C'est Olli et Emi qui nous reconnaitront lorsque nous passerons avec nous nos sacs à dos devant la maison. Ils ont reconnu les intonations du Français. On visite la maison qui nous séduit par son côté typique et on décide d'y rester quatre nuits de plus, jusqu'à notre départ pour Hakodate.




On s'installe et on retourne à Yomise Dori chercher un bento qu'on mangera dans un beau petit parc envahi de cigales et grillons qu'on devine monstrueux au bouquant qu'ils sont capable de générer. 



Mais on ne les voit pas. Un petit lac au milieu du parc contient des carpes énormes. On  se balade dans le quartier, avec l'impression un peut surréaliste d'être dans un film ou le souci du "typique" aurait exagéré l'effet. Cette vielle japonaise en Kimono, le chauffeur de taxi qui nettoie sa voiture avec un mouchoir, le flic patibulaire et lent sur son vélo...

Une vielle dame viens à notre rencontre et se met à nous parler, elle nous tend un "amour-en-cage" prêt a s'envoler qu'elle a ramassé dans une maison du quartier. Quand je lui demande de nous en parler, je ne comprends pas bien sa réponse, mais j'ai l'impression qu'elle nous décrit le propriétaire de la fameuse maison comme une très belle personne.

On continue notre ballade, on passe devant une sorte de temple, puis l'université, on rejoint un grand axe qui nous amène au grand stade de baseball. On reste sur le parvis à se reposer quelques minutes.

On décide ensuite de visiter Kōkyo qui se trouve à l'emplacement de l'ancien château d'Edo, résidence des shoguns Tokugawa. Petite pause sieste avant de prendre la direction de Shinjuku. On cherche le "Décadence Bar". C'est incroyable au Japon, car lorsque vous demandez votre chemin à quelqu'un, il va se plier en quatre pour que vous parveniez à destination. Même si a priori, il ne sait pas ou est le lieu que vous cherchez, il va faire des recherches à partir du peu d'élément que vous pourrez lui fournir afin de trouver une adresse. Et ce n'est pas tout, pour être sûr que vous arriviez à destination certains vont jusqu'à vous accompagner sur le lieu ! C'est ce qui nous est arrivé avec le "décadence bar" situé au 9e étage d'un building, déco très manga gothique.

À Sinjuku, on a mangé de très bon Ramen dans un petit resto. On se serait cru dans "Blade Runner" ! Ils nous ont accueillis au fond sur la table où ils comptaient les billets ! On s'est régalé avec des Ramen au porc vraiment super. La soupe, surtout, était vraiment gouteuse avec un mélange de jus de viande et de champignon.

On a pris ensuite le train du retour vers Misedori, aidé par 3 jeunes supers sympas qui nous ont même aidés à choisir le bon ticket. Tout juste s'ils ne nous ont pas accompagnés à la maison pour nous border ! On devait avoir l'air bien crevé.

Et on n'était pas couché, on a passé la soirée avec Olli et Emi, et ensuite, on est resté tard avec Gaël à rédiger un dernier mail.

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